dimanche 28 octobre 2007

Là-bas

Là-bas à Rabat j’ai un cœur qui bat

J’ai des lèvres qui, comme des lièvres,

Courent après celle qui, sans ailes,

Vole à travers ciel

Où l’on peut voir, matin et soir,

Des étoiles portant le voile

Dont la Lune fait la Une

De son journal !

La Lune, cette belle brune,

Ecrit, et crie, qu’elle aime

Celle que j’aime

Et que je ne connais pas.

Que m’importe !

Je fais en sorte

Qu’elle soit là-bas à Rabat.

Je l’aime. Je l’aime. Je l’aime dans son voile.

Je l’aime chair et poil.

Et je l’attends tout le temps

Comme les gens des dunes

Attendent la lune.

Oui, je l’attends.

Oui, je t’attends !

Et c’est de moi que tu te caches, chérie ?

Moi qui, si je ris,

Je ne ris que pour toi ?

Moi qui, si je chante,

Je ne chante que pour toi !

Et toi, qui me hantes,

Tu te caches de moi ?

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